Tableaux fait écho au principe de la marelle qui caractérise l’ensemble. Dans ce programme que nous avons enregistré lors de notre premier disque homonyme, avec le label polonais DUX, le chef-d’œuvre de Moussorgski nous amène d’un tableau à l’autre comme on pourrait sauter de case en case dans une marelle. Nous avons à cœur de partager avec le public les deux aspects qui définissent notre ensemble : l’envie de se rapprocher des grandes œuvres du répertoire de la musique dite classique et qui n'ont pas été écrites pour le saxophone, comme les « Tableaux d’une exposition », face à notre engagement avec la création d’oeuvres de compositeurs contemporains.

 

Ainsi, Alex Nante, dans son quatuor pour saxophones, suit l’idée du disque en s'inspirant du tableau cher aux saxophonistes : « Le vieux château ». Une mélopée aux couleurs doucement mélancoliques dont l’objectif du compositeur argentin est de créer une musique visuelle qui évoque des images et des symboles.

 

Parallèlement, et toujours très fortement influencé par l’image de la marelle, Benoît Sitzia écrit « Rayuela », aussi pour quatuor de saxophones. Une pièce composée comme une marelle de trois feuillets à quatre voix et de quatre miniatures solistes séparables et combinables. “La marelle est un jeu qui fait se mêler les caractéristiques les plus matérielles et les plus subtiles d’un chemin de vie”, dit le compositeur français lors d’une réflexion sur sa pièce. 

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Martin Trillaud // Web Artist Media ©

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